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Voiture A596

voiture596

Longueur du châssis: 6.200 m
Largeur caisse: 2.329 m
Hauteur au toit: 2.867 m
Empattement: 1.800 m
Diamètre de roue: 620 mm
Tare: nc
Classe: 2e
Longueur de la caisse (environ): 4.400 m
Fenêtres: 6 baies-fenêtres équidistantes
Nombre de places: 3 compartiments de 2 X 4 places, donc 24 places
Banquettes: en bois

Voiture A 596

Le chauffage est au charbon et l’éclairage au pétrole.
Les plateformes sont sans paravent

Société Nationale des Chemins de Fer Vicinaux (S.N.C.V.)

Elle fut transportée de Woluwé à Liège le 14.12.2006. Elle appartient à la série A.559 à 644, construite par «La Métallurgique», société anonyme de construction des ateliers de Nivelles, suivant adjudication du 15 décembre 1886, dont la mise en service a eu lieu du 20 septembre 1887 au 21 juillet 1889.

Elle fut mise en service sur la ligne Saint-Ghislain - Stambruges. en 1920, elle fut transférée à Nivelles pour y poursuivre sa carrière sur les lignes de la région. Transférée vers un autre dépôt de la région de Bruxelles, elle a dû faire ses derniers services sur les lignes Bruxelles-Ninove et Bruxelles-Leerbeek. C’est dans ce dernier dépôt qu’elle fut récupérée pour restauration.

Description supplémentaire :

Cette voiture est parmi les plus anciennes (certains diraient les plus primitives) subsistantes de la S.N.C.V., témoin de l’exploitation au moyen de trains à traction vapeur sur les premières lignes mises en service au 19e siècle. On la distingue par l’empattement très réduit et une architecture simple et légère; cette dernière inspirera non seulement l’ensemble du parc vapeur vicinal, jusqu’à l’apparition des voitures à paravent type 1912, mais aussi la construction des premières motrices électriques vicinales, etc. A l’étranger, d’innombrables voitures de chemins de fer locaux et de tramways s’en rapprocheront pendant longtemps. En 1888, une voiture vicinale semblable coûtait environ 3.800 F.

Elle est munie d’un seul frein à main, que le chef de train devait manœuvrer dans les longues descentes sur instructions du machiniste qui lui étaient transmises par des coups de sifflets codés appropriés. Des portillons équipant les plateformes permettent à ce même chef de train de parcourir l’ensemble de la rame tant pour le contrôle des voyageurs que pour la desserte des freins.

L’éclairage intérieur était assuré par deux lampes à pétrole, placées en extrémité de compartiment; une lentille fixée dans la paroi permettait de donner à l’extérieur une lueur de positionnement.

Le confort de ce train à vapeur ne doit pas s’apprécier par rapport à l’époque actuelle (21e siècle), mais bien par rapport à celui procuré par les diligences, qu’il remplaçait. Le chemin de fer vicinal apportait à toute la Belgique la démocratisation du transport sur moyenne distance !

Une boîte aux lettres était généralement accrochée au balcon de la dernière (en principe) voiture des trains à vapeur. Elle permettait aux habitants des localités traversées par la ligne de poster leurs correspondances, qui étaient prises en charge (par un agent des Postes) à un terminus. Les motrices électriques et les autorails en furent également équipés à l’avant.

Cette voiture est donc tout à fait «classique 2 essieux» ou «standardisée» de la période de construction: de 1886 à 1940-5.