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Transport automatisé urbain

 

En 1985, les Liégeois découvrent place Saint-Lambert le « Transport automatisé urbain ». Ce nouveau système de métro « léger » apparaît à l’époque comme une solution d’avenir. Les constructeurs vantent ainsi sa sécurité, son faible coût, son confort et surtout son adéquation parfaite au contexte urbain des villes de taille moyenne telles que Liège.  Toutefois, le projet sera définitivement abandonné quelques années plus tard pour des raisons politiques et budgétaires.

  

La recherche de solutions alternatives en matière de transport en commun ne date donc pas d’hier. Depuis la fin du réseau ferré à Liège en 1968, plusieurs projets de réimplantation du tramway ou de métro léger ont ainsi vu le jour sans se concrétiser. Le TAU était un véhicule d’un gabarit plus petit que les métros de Bruxelles ou de Paris. Grâce à son système de motorisation particulier (bogies articulés à roues désolidarisées), il n’était pas uniquement cantonné à des trajectoires rectilignes, il pouvait aussi franchir des courbes de faible rayon.

 Entièrement automatique – c’est-à-dire sans conducteur à bord, le TAU devait initialement relier Herstal à Jemeppe-sur-Meuse, en passant par le centre-ville de façon souterraine. Il était donc conçu pour circuler en site propre intégral qu’il soit aérien, en surface ou en sous-sol. L’automatisation ne touchait pas seulement le véhicule, mais également les stations. La gestion des titres de transport ainsi que la circulation des voyageurs avaient été pensées pour fonctionner sans personnel. Finalement, seuls ont été construits un véhicule de laboratoire et un prototype qui ont été testés sur une piste d’essai à Jumet. Des deux véhicules construits à l’époque ne subsiste que le prototype exposé ici.  

 Année de construction : 1985

Constructeurs : BN (Brugeoise et Nivelles) et ACEC (Ateliers de construction électrique de Charleroi)

Capacité maximale : 114 passagers.

Vitesse de croisière : 60 km/h.

Vitesse commerciale : 30 à 35 km/h pour des interstations de 500 à 750 m.

Rampe maximale : 6 %.