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Fourgon A 2249

fourgon2249

Longueur du châssis: 6.200 m
Largeur caisse: 2.329 m
Longueur de la caisse: 4.780 m (environ)
Hauteur au toit: 2.867 m
Empattement: 1.800 m
Diamètre de roue: 620 mm
Tare: nc
Fenêtres: 4 latérales (dans les longs pans)
Portes: 2 d’extrémité et 2 coulissantes latérales

Fourgon A 2249

Le chauffage est au charbon et l’éclairage au pétrole.
Les plateformes sont sans paravent

Société Nationale des Chemins de Fer Vicinaux (S.N.C.V.)

Il fut transporté de Woluwé à Liège le 15.12.2006. Il appartient à la série 2230 à 2253, construite par la Société anonyme des ateliers de construction à Malines, suivant adjudication du 15 décembre 1886 dont la mise en service s’est étalée du 3 décembre 1887 au 11 juillet 1889. Ce matricule a été construit en 1888 (plaque signalétique).

Le véhicule est encore très primitif. Le compartiment bagage se substitue simplement au compartiment  voyageurs. Il comporte un espace bagage, le «bureau du chef train», l’armoire à  valeurs. Les plateformes sont courtes et avec portillon !

Ce fourgon séjourna à Tournai et termina sa carrière à Grimbergen (réseau de Bruxelles).

Description supplémentaire :

Ce fourgon est parmi les plus anciens (certains diraient les plus primitives) subsistantes de la S.N.C.V., témoin de l’exploitation au moyen de trains à traction vapeur sur les premières lignes mises en service au 19e siècle. On le distingue par l’empattement très réduit et une architecture simple et légère; ce dernier inspirera non seulement l’ensemble du parc vapeur vicinal, jusqu’à l’apparition des voitures à paravent type 1912, mais aussi la construction des premières motrices électriques vicinales, etc. A l’étranger, d’innombrables voitures de chemins de fer locaux et de tramways s’en rapprocheront pendant longtemps. En 1888, un fourgon vicinal semblable coûtait environ 3.800 F.

Il est muni d’un seul frein à main, que le chef de train devait manœuvrer dans les longues descentes sur instructions du machiniste qui lui étaient transmises par des coups de sifflets codés appropriés. Des portillons équipant les plateformes permettent à ce même chef de train de parcourir l’ensemble de la rame tant pour le contrôle des voyageurs que pour la desserte des freins.

L’éclairage intérieur était assuré par deux lampes à pétrole, placées en extrémité de compartiment; une lentille fixée dans la paroi permettait de donner à l’extérieur une lueur de positionnement.

Le confort de ce fourgon ne doit pas s’apprécier par rapport à l’époque actuelle (21e siècle), mais bien par rapport à celui procuré par les diligences, qu’il remplaçait. Le chemin de fer vicinal apportait à toute la Belgique la démocratisation du transport sur moyenne distance !

Une boîte aux lettres était généralement accrochée au balcon de la dernière (en principe) voiture des trains à vapeur. Elle permettait aux habitants des localités traversées par la ligne de poster leurs correspondances, qui étaient prises en charge (par un agent des Postes) à un terminus. Les motrices électriques et les autorails en furent également équipés à l’avant.
Ce fourgon est donc tout à fait «classique 2 essieux» ou «standardisée» de la période de construction: de 1886 à 1940-5.